Journal 2013

5 décembre : Mort de Nelson Mandela. Cet hommage a été ajouté au recueil Le prix de la vie. Il  respecte la contrainte du beau présent.

Que le présent soit beau

O la lame de l’onde a donné l’élan mâle
Soldé les démons de sa lande désolée
Son nom sonna le la de danses en sandale
Old man somnole son âme à son sol mêlée

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1er décembre : le « lipoméride » a clôturé son septième mois de lipogrammes quotidiens. Il court toujours !

25 novembre :  Une triple terine à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

les yeux

tu as regardé ses yeux
qu’un khôl sertissait de noir
passé gourmette à son poing

comme épervier à son poing
la regardais dans les yeux
la nuit parliez dans le noir

tu mis un bel habit noir
pour l’anneau s’ouvrit ton poing
larme de bonheur aux yeux

mais d’où viennent dans ses yeux
qu’embrume un nuage noir
ces sanglots qu’essuie le poing

tu emprisonnes son poing
tu lis la peur dans ses yeux
tu l’enfermes dans le noir

honteuse du cerne noir
qui lui rappelle le poing
la douleur le sang aux yeux

plus d’étincelle à ses yeux
l’horloge égrène le noir
des jours que rythme le poing

ne sachant rouvrir le poing
ne la cherchant plus des yeux
tu peins la maison en noir

vois-tu dans le miroir noir
que tu brises de ton poing
la mort qui sourit des yeux

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20 novembre : Journée internationale des droits de l’enfant. A cette occasion un nouvel ajout au recueil de poèmes pour enfants Fête de linotte :

Ma rivière

Ma rivière au creux de son lit
Bercée par l’orage et la pluie
Dans l’automne aux arbres jaunis
S’assoupit en chien de fusil

La neige à son rêve frileux
Offre son édredon moelleux
Que le lièvre d’hiver joyeux
Décore de ses traces bleues

Elle s’éveille en souriant
Au rire des merles bruyants
A l’odeur des fleurs du printemps
Quand les bourgeons s’ouvrent au vent

Ma rivière fraîche en été
Danse au milieu des champs de blé
Dont les grains se gonflent dorés
J’aime son murmure enchanté

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Rappel: l’an dernier un poème avait été composé pour cette journée: Traits d’union, mis sur le site de la journée internationale.

31 octobre : déjà six mois de lipogrammes quotidiens dans le « lipoméride » !

7 octobre : Dans le lipoméride il y eut une semaine des religions en août.
Aujourd’hui débute une semaine des véhicules.

1er octobre : Le quatre-san-ku, un petit amusement chambérien, variante contrainte du haïku. Ci-dessous un exemple parmi les essais envoyés au cours du mois de septembre sur la liste Oulipo.

Pope pop épié.
Oie pipée, pipo pépie.
O pie épopée !

Retrouver les autres essais sur la page quatre-san-ku

17 septembre : un anniversaire très particulier. Le 17 septembre fut la date des accords de Camp David puis, quatre ans plus tard, la date du massacre de Sabra et Chatila. Ce sélénet placé dans le recueil «Oripeaux» est une façon de me souvenir.

l’ombelle

Que tu étais belle
Que le ciel brillait
La gracieuse ombelle
Nous émerveillait

Ta voix que j’écoute
Dans mes nuits toujours
Réveillait la voûte
Où l’astre a séjour

Cette fleur rebelle
Poison persillé
A taillé gabelle
M’a déguenillé

L’amour en déroute
Vit son dernier jour
Saignant goutte à goutte
Par un sombre ajour

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11 septembre : Mort d’Albert Jacquard. En réaction ce poème en bel absente, placé dans le recueil «Le prix de la vie».

Pleine vie

Qu’œuvre au beau changement, dans l’espace fragile,
Le gène, objet d’espoir qu’homme fit découvrir ?
Holà ! Magie fantasque, enjeu bien près d’ouvrir
Possible hiver grimaçant, fol jeu d’imbécile.
D’ample jabot, vocifère grand chant des coqs
Pour qu’éveil gifle bien chenus et jeune monde.
Flippant des blêmes vies qu’il juge chose immonde,
Brave flegme à chaque injustice porte estoc.

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28 août : Cinquantième anniversaire du discours de Martin Luther King « I have a dream ». Voici en son honneur un homosyntaxisme sur le texte de Jacques Jouet proposé cette année pour l’exercice « l’oulipien de l’année » sur le site Zazie mode d’emploi :

Le rêve

– La peur… Quand nous aurons fait un rêve, nous ne pourrons plus avoir la peur. Quand il y a le rêve, il n’y a plus que le rêve qui triomphe. Le rêve est un libérateur. Ce jour, regardez, l’homme a brisé toutes ses chaînes pour toujours ! Il a étalé sur la rue des pétales de roses, avec une fontaine vivifiante en geyser d’eau fraîche. On n’en est que plus ébloui, bien sûr, mais on respire, mais on s’aère, vient la lumière et des flots de lumière ! C’est vrai qu’il manque l’argent, mais l’homme n’est pas mal non plus comme projet de plénitude. On ne s’attendait pas à connaître une lumière aussi vive, et peut-être aussi décapante. Regardez cette couleur, je la vois, tu la vois, et pourtant elle n’accuse plus, s’il faut en croire les certitudes du cours de l’histoire.

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18 juillet : Alleg, Mandela – Une clotilde en ce jour où se croisent deux destins.

Alleg, Mandela

l’algérien et l’africain
deux résistants visionnaires
de l’un fête anniversaire
le second meurt jour arlequin

deux combats double mémoire
au prix d’années de prison
tortures et trahisons
pour que bascule enfin l’histoire

en ce jour de souvenir
le faible oublie sa faiblesse
l’humilié perd ce qui blesse
l’enténébré voit l’avenir

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16 juillet 1942 : rafle du Vel d’Hiv. Poème composé en ce jour anniversaire.

vel d’hiv

vel d’hiv
vent gifle
haine ivre
dents clivent

vel d’hiv
vieux vice
livides
veules suivent

vel d’hiv
vertige
livre veuf
feu vif

vel d’hiv
vielle juive
ciel vide
ailes vivent

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30 juin : Dans le lipoméride, un nouveau mois complet de tweets poétiques.

26 juin : aujourd’hui centième anniversaire de la naissance d‘Aimé Césaire. A cette occasion un sonnaïku ajouté dans le recueil Le prix de la vie.

danse

danse homme debout
piétine ce qui méprise
rejette ce qui dégrise
danse jusqu’au bout

refus du hibou
des paroles de traîtrise
des larcins en veste grise
du poison qui bout

danse bras ouverts
respire la plénitude
tu sors des travers

invente des vers
et rends à la négritude
place en l’univers

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21 juin : C’est l’été, c’est la fête. Joignons notre couplet:

c’est la fétuque âme de lis
c’est la mue d’elfe que tais
c’est la quête de fil à muse
c’est la fête de la musique

14 juin : Il y a un an aujourd’hui, j’annonçais sur la liste Oulipo la naissance du site Talipo. Fêtons cet anniversaire avec ce poème en bigollo , l’une des formes et contraintes qui ont vu le jour sur ce site.

déploiement

l’aventure aux jours chauds s’est envolée
mon arbre était enfin couvert de fleurs

c’est un vol
chatoyant de fleurs
qu’enlève un remous du mistral
sur la plaine enfiévrée des strideurs des sauterelles
dérivant sans crainte au dessus des champs de froment parcourus d’ondes argentées

c’est un arbre
chatoyant de fleurs
enroché dans les fonds magiques
très droit sous le cimier joyeux des guirlandes blanches

c’est un fleuve
chatoyant de fleurs
immobile et sans fin mouvant

un alpage
chatoyant de fleurs
en surplomb

un mois plus tard la Bastille est tombée

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12 juin 1964 : Une journée dans l’histoire.

– Mandela condamné à perpétuité
– Luther King arrêté
– et au Vietnam… lisez Anh Mat « lesnuitsechouees »

Trois hommes unis dans cette même journée, comme dans cette petite terine:

Geôle à vie pour Nelson
Prison contre Martin
Avions contre Oncle Ho

N’ont pas fait plier Ho
Pas bâillonné Nelson
Pas arrêté Martin

On descend de Martin
On hérite de Ho
On est fils de Nelson

11 juin : L’opération « Dis moi dix mots 2013-2014 » est lancée, sur le thème « Dis-moi dix mots… à la folie » célébrant l’invention verbale. Les dix mots sont:

ambiancer
à tire-larigot
charivari
faribole
hurluberlu
ouf
s’enlivrer (1)
timbré
tohu-bohu
zigzag
(1) « être ivre de lecture », néologisme d’un élève de CM2.

Voici une contribution:

Chahutant t’as eu chaud

A tire-larigot rigole augure hilare
Et l’herbe bue brait le bel air hurluberlu
Les lèvres enlivrées lit l’œuvre un livre rare
Fieffé fada fol ouf ô fêlé farfelu
Charrie richards ravis cherchant charivari
Fourbe roublard bouffi faribole élabore
Bête à tohu-bohu tombe tout ébahi
Sans cesser ces beaux sons censés bien ambiancer
Zig gaga dégrisé divague zigzags gores
Abruti trop beurré titubant et timbré

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5 juin : Tout le pays est bouleversé par la mort à Paris d’un jeune étudiant de 19 ans sauvagement agressé par des individus d’extrême droite, en raison de ses idées progressistes. A cette nouvelle le tweet du lipoméride de jeudi a été doublé du suivant :

(deux) Un jeune nervi, triste brute, tue un jeune épris d’idées généreuses. Cité entière, prends le deuil.

17 mai au 6 juin Un poème-feuilleton ! Du 17 mai au 6 juin j’ai écrit chaque jour une nouvelle strophe du poème «Reflets de Liberté». Ce poème est une réécriture du poème de Paul Eluard «Liberté». Cette version est un bivocalisme en e et i.

29 mai :  Honoré d’être cité sur le site Blogs littéraires de Louise andréa. Ce site est une jolie contribution à la promotion de la littérature.

28 mai : Vote de la loi sur l’enseignement supérieur à l’assemblée nationale. Là où des monarques d’ancien régime s’attaquèrent aux faibles et aux démunis, l’actuel président s’en prend aux fondements de nos institutions. Ceci vaut bien une anagramme.

Roi voyou : flairas défuntes chenilles rondes ?
– François Hollande, fossoyeur de l’université.

27 mai : Dans le recueil « Poteries » une nouvelle rubrique consacrée à l’odécaphonisme, une contrainte inventée par Strofka. Basée sur une série de 12 phonèmes vocaliques, à la manière du dodécaphonisme en musique, elle vise à des vers phonétiquement équilibrés. Exemple ajouté aujourd’hui:

Il ne faut vendre ours qu’ont tué seize assommeurs.

ainsi que douze variantes assemblées sur la page « odécaphonisme ».

17 mai : Un poème-feuilleton !

Depuis le 17 mai j’écris chaque jour une nouvelle strophe du poème « Reflets de Liberté« . Ce poème est une réécriture du poème de Paul Eluard « Liberté« . Cette version est un bivocalisme en e et i. En tout 21 strophes sont publiées pendant  trois semaines.

17 mai: Une petite énigme harmonique !

L’air qui a donné le texte ci-dessous est, j’en suis sûr, connu de chacun de vous. Le reconnaîtrez-vous ? Ce poème suit la contrainte « harmonique» . Il s’agit d’associer à chaque note une lettre imposée à la syllabe correspondante, selon la clé de correspondance suivante:
la: a,h,o,v
si: b,i,p,w
do: c,j,q,x
ré: d,k,r,y
mi: e,l,s,z
fa: f,m,t
sol: g,n,u
Soit on impose que la consonne débutant la syllabe, soit que la voyelle de la syllabe corresponde à la note chantée.

 

Nos gorges ce jour rendent grâce
Car la joie vient tout raviver.
La disette et la terreur sourde
Dont étaient meurtris nos tisseurs,
Nos nounous, les chargeurs, les charrons,
Sur nos cœurs droits fondent, plaies douces.
Pourvu qu’en ces jours d’incurie
De ce peuple l’âme grandie
Scande ce chant que l’audace cabre:
Unis, nous déchirons,
Unis, nos nœuds coulants !
Un cri renflé tonne hardi:
Forgeons l’homme de vie.

 

Cliquer ici pour vérifier votre solution et connaître le titre du poème.

 

16 mai: Un « haïku à taille de guêpe », sur une idée de Gilles Esposito-Farèse qui a présenté un sonnaïku à taille de guêpe ! Ce haïku est homophone, autant que faire se peut.

 

Vingt, d’Yvain, d’hie vainc !
Vin, dive: indy vint, divin.
Vain dit: vint d’Yves, hein ?

et son exégèse:

Juste armé d’une dame il serait le vainqueur
Du noble chevalier qu’épaulerait sa suite ?
Dieu du skate il serait, contre une bonne cuite ?
Laissez : ce long babil est d’Yves la liqueur.

 

15 mai: Le lipoméride s’allonge quotidiennement depuis déjà deux semaines. Chaque jour est illustré par un texte comportant les mêmes voyelles.

 

14 mai: 2000 pages consultées sur le site Talipo ! Le cap a été franchi cette nuit.

12 mai: Journée internationale de l’infirmière. Métier engagé et courageux dont chacun a maintes fois éprouvé combien il est indispensable. A cette occasion mon premier essai de sélénet intitulé « l’infirmière« .

12 mai: Proposition d’une nouvelle contrainte « harmonique ». Partant d’un air musical, il s’agit d’associer à chaque note une lettre imposée à la syllabe correspondante. Elle est illustrée sur l’air de « Au clair de la lune », par deux sélénets : « Chanson à boire avec modération » et « clinamen à l’harmonie« .

2 mai: Une image de l’UNICEF a été détournée sur Twitter par « La manif pour tous », provoquant une vive mise au point de l’Unicef. J’ai soutenu ce message en ces termes: « Indigné par la manipulation de @LaManifPourTous, je renouvelle à @UNICEF_france mon soutien à l’action menée dans le monde pour les enfants. »

30 avril: Très fier d’avoir été classé premier, ex-æquo avec Frank Evrard, dans le concours Tweetoulipien organisé par Les Livreurs. Il s’agissait d’écrire un tweet, lipogramme utilisant uniquement les lettres figurant dans l’expression “Bal à la Page OuLiPo”. Ci-dessous le texte qui a été retenu, parmi mes trois propositions. Les autres lauréats se trouvent sur le site du concours. Occasion de découvrir l’activité des Livreurs, association consacrée à la lecture à voix haute d’œuvres littéraires : cette mise en honneur de la lecture est une chose que je trouve magnifique. Le concours était organisé dans le cadre du Bal à la Page OuLiPo ce 30 Avril à l’auditorium Saint Germain à Paris, auquel j’espère le plus grand succès.

O la page ailée, alliée à la bougie opale, appela, égale au bel aigle, piège aboli, l’obole épelée où, à l’œil ébloui, a lui l’élégie bleue.

Ce texte est un « twoosh »: il comporte exactement le nombre maximal de 140 caractères.

24 avril: La page « alphaberrations » est enfin complète. Cette collaboration avec Françoise Guichard rassemble des poèmes anagrammatiques formés sur les dix lettres les plus fréquentes (AEILNORSTU) plus une: tous les choix possibles de cette dernière ont été explorés.

17 avril: Démarrage d’un nouveau recueil. La participation à quelques textées organisées sur la liste Oulipo a fait naître quelques textes en prose courts dans le genre « tranche de vie ». C’est l’occasion d’ouvrir le recueil « Chromos » où de tels textes trouveront place. Les premiers textes sont « Varlope et Trusquin » et « Quelques éléments« .

16 avril: « Assez ! » L’appel des Nations unies pour la Syrie. Un poème à cette occasion de forme bigollo.

Syrie

ils sont morts
au milieu de nous
sens leurs doigts raidis qui t’agrippent
vois leur visage noir leurs yeux vides qui te fixent
ils ont mal
au milieu de nous
entends leur souffle qui s’éteint
ils ont peur
au milieu de nous
qui sont ils

Rappelons le poème « Arme lourde, éveil puni » publié sur le même sujet le 19 septembre.

9 avril: Hier mort de Margaret Thatcher. Un petit adieu en forme d’anagrammes:

1- Char gratta mer. – Thé ?

2- T’armer, GATT,  hacher !

3- Ta machette: arrrgh !

8 avril: Journée internationale des Roms. A cette occasion ce poème, un bigollo en acronyme itéré.

rire ouvre marges

rêve ou meurs
renverse ordre morne
rouvre obstiné murailles roides
oublie magisters rageurs oppression mutilante
rues ont mal
renverse ordre morne
rogue oukase médiocre ruine
or massif
renverse ordre morne
reste ô mage

4 avril : Journée internationale pour la défense d’Amina Tyler. Cette jeune Femen tunisienne est menacée de mort. Ci-dessous un acronyme itéré en bigollo:

rite n’y a mal

aidez moi
ils nous auront toutes
yeux lourds effrayantes rumeurs
à mort ils nous assignent tels yaks loups et requins

au matin
ils nous auront toutes
yeux lutés entravées rouées

après moi
ils nous auront toutes
yeux livides

étranglées

répudiées

 

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3 avril : Suite à la mort du dessinateur Fred cette pièce sur un principe proche de la bouture.

à Fred

perdu le chiffre du code
ouvrant naufrages tropiques
au parfum orthographique
terme échu maudit diacode

et l’explication de sa construction:

      perdu le chif|fre d|u code 
    ouvrant naufrag|es  t|ropiques 
           au parfu|m ort|hographique 
           terme éc|hu  m|audit diacode

 

25 mars: C’est paraît-il la journée mondiale de la procrastination ! Et si le soleil décidait de ne se lever que le lendemain ? Il faut dire (en quelques anagrammes) qu’il a ses raison, le vieux bouc.

20 mars: Très honoré de recevoir de Strofka ces deux strophes isocèles qu’il a réalisées en utilisant des passages de mes poèmes ! Le premier comporte des vers de deux poèmes du recueil « Fête de linotte« , « Le cheval » et « Le caillou blanc », le troisième utilise des extraits de « il bravo », un poème de « Vagabondages« .

13 mars: Un nouveau pape est élu ! A cette occasion deux poèmes jumeaux avant/après  s’inspirant de la clotilde, forme empruntée par Annie Hupé au poème éponyme d’Apollinaire.

8 mars: Journée internationale de la femme. Occasion du poème « Un jour la femme ? »  adoptant la forme de la morale élémentaire inventée par Raymond Queneau.

24 février : La page « alphaberrations » s’est enrichie. Il s’agit d’un ensemble de poèmes composés par Françoise Guichard et moi sur le principe des ulcérations, anagrammes de la suite de lettres « ulerations » à laquelle on ajoute pour chaque poème une lettre supplémentaire. Nous en sommes à 6 textes sur les 16 possibles.

18 février : Proposition d’une nouvelle contrainte, dite « téléphonique » . Pour l’illustrer, la forme sonate est utilisée pour composer la « sonate à Bell-Meucci » .

11 février : Annonce de la retraite du Pape. En son honneur une innocente effronterie holorime:

Missa est

Le Pape est élu
Le Pape est Pierre
Le Pape bénit : la famille est normale
Le Pape jouit de l’infaillibilité
Le Pape a droit à sa retraite anticipée

Le Pape était lu
Le Pape épie hères
Le Pape, bée, nie la femme : Hyène or mâle ?
Le Pape joue, hideux, lymphe haïe, bile : ite
Le Pape adroit : « Ah, Sartre est anti ? – si paie… »

10 février: un 250ème anniversaire oublié, signalé par Annie Hupé sur la liste Oulipo: « Le 10 février 1763, par le traité de Paris, la France met fin à la
guerre de Sept Ans avec l’Angleterre, l’Espagne et le Portugal.
Négocié pour le compte de Louis XV par le duc de Choiseul, le traité se
solde par la perte de la Nouvelle-France (aussitôt rebaptisée « The
Province of Quebec »), de la Louisiane et de la plus grande partie des
possessions françaises aux Indes à l’exception des comptoirs de
Pondichéry, Chandernagor, Yanaon, Karikal et Mahé. » Ceci vaut un petit quatrain anagrammatique:

Louisiane Nouvelle France
Roi nu en faune olé les cliva
Lune force vue a soleil nain
Vanille sucrée, on a fenouil

9 février: Dans un mail à mon ami Marc, qui s’était gentiment payé ma tête en vantant ma « mémoire éléphantesque », ce petit quatrain:

Sonnez trompes en mi cornez doux olifants
Annonçant l’ennemi réveillez nos défenses
Contre ce noir griffon pesons comme éléphants
Chassons-le tels siphon sous le vase d’aisance

4 février: On a retrouvé les restes de Richard III dans un parking. Ce drame élisabéthain vaut bien un pangramme alexandrin:

Voyez coq fameux, joli parking de Bosworth

30 janvier: A l’approche d’une nouvelle loi sur l’enseignement supérieur,  essai d’un tract en lipogramme: LRU et Fioraso. Et le monovocalisme que voici:

C’t’ LRU, tumulus du Sup, qu’un nul Ubu du cru crut l’humus d’un futur brun, fut un summum du truc cucul, but nul d’un club d’us durs. D’un CHU, d’UFR, du CNU, chut un « Zut ! » cru, mû d’un flux plus dru qu’un jus chu d’un cumulus.

29 janvier: Christiane Taubira, Léon-Gontran Damas, et le musée d’Orsay. La rose et l’odeur, mélange deux nouvelles de ce jour:

27 janvier: Journée doublement placée sous le signe de l’exclusion et de la résistance. D’une part revient la question du Mariage pour tous (voir le post du 10 janvier), d’autre part c’est la Journée de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité (informations sur  le site de l’ONU et le site Journées Mondiales). A cette occasion, le poème « pauvre absente à Dora », qui suit la contrainte de la Belle absente sur le nom d’Anne Frank.

10 janvier: Mariage pour tous… Un petit  poème en forme d’anagrammes

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