Bienvenues

Pour accueillir les nouveaux abonnés à mon compte twitter j’ai coutume de leur adresser un petit poème. Je cherche pour cela un mot traduisant au mieux ce que la découverte de leur compte et de leur blog m’inspire, et construis mon poème autour de ce mot. Lorsque plusieurs personnes sont accueillies ensemble, ceci équivaut à une forme réduite de logo-rallye. A partir de 2016, je signale les mots de base en italique.

Les personnes accueillies sont citées en retirant l’arobase @ précédant leur identifiant.

Retrouvez les années précédentes en ouvrant le lien : 2015, 2016, 2017, 2018

Année 2019

1er janvier Musages VincentBreton FooksThe ublot_officiel MuhammadAsifRa9 lefunambuleoff  Trip2Geek

( protégé, orgueil, sens, houle, comprendre, épée, danser )

las de te protéger plein de rage et d’orgueil
tu changes le sens de la houle pour comprendre
frayant à coups d’épée un chemin dans la cendre
vers la flamme qui danse et t’attend sur le seuil

9 janvier Inefable_Neant BlastedGumpo Mathild74116403 Pat_vanWessem Dkr_prelude

( vide, objet, discuter, pérégrin, nouveau )

Sur la terre toujours cheminant dans le vide,
Objet doué d’un coeur et d’une chevelure,
Il discute à grand bruit. Pérégrin sans monture,
Cherche le nouvel horizon, mais… point de guide.

9 janvier junior_romelus MandarineCitron

( désir, livre )

Le désir est-il là bien caché, bien au chaud,
Dans la poitrine du geôlier qui tient un livre ?
Entend-il du poète, aux fers dans son cachot,
Ce chant dont la fraîcheur désaltère et délivre ?

19 janvier SoniaBordeaux

( justice )

Au milieu du jardin qu’ortie et ronce étouffent
Pousse une fleur fragile au délicat parfum :
Justice est son nom. Moi, j’en dégage la touffe
Et refleurit l’espoir à mon rosier défunt.

25 janvier ToutUnEsprit

( écouter )

écouteras-tu la rivière qui t’appelle
les arbres qui le soir te parlent doucement
la terre te caresse et le lichen dormant
devant toi s’ouvre le miroir qui te révèle

3 février plumabilis

( néophyte )

la main du néophyte hésite et se ravise
elle tient le burin tel cierge tressaillant
dégageant de la pierre une forme imprécise
mais l’œil neuf en nous sculpte un monde dessillant

4 février sdcrzdk alluvions Rom1Dh

( parallèle, insoumis, anonyme )

Dans le monde strié de longs rails parallèles
Court un être bizarre, insoumis, décadent.
Anonyme il rejoint le peuple des perdants,
Diverge un peu, déraille, et puis ouvre ses ailes.

8 février StanleyFleurin3 chatela56511268 yanpbd

( liberté, poésie, destin )

Place de la liberté vous trouvez, à gauche,
Une ruelle en fleurs. Sa plaque est Poésie.
J’y ai risqué mes pas. Des parfums la débauche
Enivre mon destin plus qu’aux dieux l’ambroisie.

12 février StphanieGrard2 zonriho lepetitportcord

( curieuse, âme, vie )

Petite curieuse, avez-vous découvert
Pourquoi dans votre bourg les canons seuls ont âme,
Pourquoi le seul éclat est aux sabres la lame,
Pourquoi la vie a fui ? Lâchez ce livre ouvert.

13 février Serpedor

( assis )

il est assis au bord du fleuve il le regarde
la fatigue a figé son visage meurtri
le roulement de l’eau berce son coeur contrit
le soleil se fait mauve et sa montre retarde

18 février MeditationsPaix LundiPoesie

( énergie, orchestré )

l’énergie a manqué le moteur a calé
les dieux ont orchestré dans leur sainte démence
superbe cataclysme et scénique souffrance
alors quittant le pont chacun s’est envolé

21 février GYardjouma

( paix )

une rumeur très douce a traversé la plaine
un vent chargé de paix sur le mil incliné
a fait courir son onde heureuse et dessiné
l’arabesque où luisait un sourire sélène

7 mars impactarythme jeromeorsoni

( attaquer, fantôme ) ‏

d’un manteau par la mite attaqué se draper
descendre l’escalier s’agrippant à la rampe
dans la cave à tâtons dédaigneux de la lampe
retrouver son fantôme et sans bruit s’échapper

11 mars sick_poetry bizogramma

( tripes, promenade )

j’ai tendu mon violon de tripes gémissantes
de mon archet la promenade a commencé
alors fermant les yeux au monde courroucé
j’errai dans l’algue obscure aux caresses dansantes

12 mars SEcombier

( amoureux )

sur le banc propre et frais un jeune homme amoureux
deux sandwichs deux pains chocs dans un sac en plastique
un pigeon tourne tourne et s’agite électrique
et tournent dans le vent les pétales poudreux

(Réponse de la personne ainsi accueillie : « C’est quoi ta merde ? » )

13 mars TTropique

( guitare )

dans un étui de cuir il porte une guitare
il marche devant lui son blouson dénoué
par quel aéroport quel ferry quelle gare
quand les regards sont chauds s’arrête pour jouer

15 mars DIALLOT94953127  Manon_Lvss

( partage, rêve )

J’entre dans cette ville avant qu’aube se lève.
De chaque porte on sort m’accueillir bras ouverts.
L’on partage le pain, l’on me sert le couvert,
Fait fête à l’étranger… Qu’il était beau, ce rêve.

 16 mars EcoledesFilles2 Alicia21086611 dambre0502

( lumineux, place, danse )

Arrosant le village, un torrent lumineux.
Un poisson trouve place à l’abri de vieux pneus.
Il danse dans l’eau verte, aimé par les enfants
Et caresse les pieds nus qu’ils trempent, pouffants.

18 mars Niderime

( improvisation )

rien calculé tout était improvisation
le voyageur n’avait dans la sacoche ouverte
qu’un vieux crayon pour noter chaque découverte
chaque amour attisait le feu de sa passion

20 mars CHTIMIDE1

( pays )

vieillard tu te souviens du pays de l’enfance
coulait pour toi le miel fusait un chant d’oiseaux
un ruisseau paressait au secret des roseaux
puis les souliers ferrés la mitraille l’errance

26 mars PierDaveluy MLepinay

( poésie, impertinent )

La Poésie arrive un jour dans notre bourg
Chante en secouant sa crinière de lumière
Impertinente arrête et cours loin de ma tour
L’on rejeta cette étrangère à la frontière

27 mars sufmarenda

( classe )

assis à mon côté le dernier de la classe
les yeux fixés sur la lézarde du plafond
disparut aspiré par un violent siphon
sans lui se poursuivit notre assommant sur-place

29 mars AnselmePerrine VictorH62017232

( dieu, écrivain )

au bord furieux des flots dieu trouva l’écrivain
désespérant d’atteindre aux splendeurs ineffables
lui offrit de l’oiseau plume couleur de vin
s’envolant vers l’azur vit luire mers et sables

5 avril scriblogueur

( souvenir )

Son visage creusé, sur l’oreiller, ne pèse
Guère plus qu’un baiser, qu’une âme sans regret,
Qu’un souvenir lointain de visage adoré,
Ravivant aux yeux las une immortelle braise.

8 avril qatardesmorts

( invisible )

maigres courbés l’œil sec dans une orbite creuse
d’invisibles marcheurs sur un chemin sans fin
tournent dans l’air torride en hoquetant de faim
un haut-parleur diffuse une onde caverneuse

9 avril PourMaux

( mots )

les nuages dansants ont dessiné des lettres
le vent les animant a composé des mots
un scintillant appel au dessus des ormeaux
vint ruisselant se déposer sur nos fenêtres

14 avril PourMaux RichardPueyo

( amateur, discrétion )

on déconseille aux amateurs d’émotions fortes
de se glisser trompant les gardes en faction
par la poterne ouverte en toute discrétion
sur un jardin de paix où l’âme se transporte

17 avril TPerdus SpringSpirit69

( essayer, musique )

Il fixa sur la Terre un long manche d’érable,
Des chevilles, un chevalet, tendit la corde.
Il essaya l’archet. De la mer et du sable
La musique emporta mensonges et discorde.

21 avril‏ tchalydanger

( invisible )

dans la cité rôdait la police terrible
‏se voyant repéré se voyant pris pour cible
le jeune homme buvant un philtre au goût horrible
perdit ses ailes d’ange et devint invisible

26 avril JeSuisDenise annabastos12 balzanie mj_raymond

( balbutiant, humain, liberté, livre )

les balbutiants humains sortant de leur coquille
s’effrayant de la liberté couleur de sang
qui leur ouvrait le livre où la flamme fourmille
lurent le grand poème au verbe incandescent

3 mai LaPlumeNoir2

( partager )

Ils étaient enchaînés en la soute mouvante
Partageant leurs espoirs leurs rires et la peur
Enfants nés en enfer ignorants du bonheur
Ils voulaient trouver le grand arbre où l’oiseau chante

3 mai CultureEtc

( vivant )

Dans la rue au milieu de tous les gens honnêtes
Hier a surgi soudain, horreur, un gars vivant !
La confusion fut grande. Alarmes et sonnettes.
La police enfin mit de l’ordre, en l’achevant.

3 mai Lucas__Lejeune

( oulipote, auteur d’une nouvelle bivocalique IA )

L’artisan par instant, tari, l’art patinant,
S’abat, tapi, à plat, sa main palpant sans fin
L’africain tapis gris à grands fils fascinants.
Ainsi, marri, vit-il sans air, sans cri, sans faim.

7 mai FranceJeTAime1

( misère )

Détournant ses yeux, pour ne pas voir la misère,
Un homme a trébuché sur un bloc dans la cour.
Il se blesse. En haillons la gueuse le secourt.
Mais lui repousse l’aide et gît, gardant l’œillère.

9 mai SguonoShivko

( valise ; La première strophe envoyée en quatrain d’accueil,  le sonnet résultant de la réponse de l’intéressé, Olivier Goldsmith et d’un échange poursuivi : strophes 1 et 3 de moi, 2 et 4 de lui  )

Que renferme, au grenier, la valise en carton
Que la poussière et le silence ont recouverte ?
D’un voyage elle garde une étiquette verte.
Seul a vu son trésor, fureteur, le raton.

Peut-être est-il venu se faire un gueuleton
De chiffes, de papiers, dans la malle entrouverte
Et, dans le paradis de cette découverte,
Combla-t-il son penchant de voyageur glouton.

Rongeur globe-trotter, raconte à l’enfant sage
Les océans bravés, les torrides rivages,
L’accostage aux pontons envahis de senteurs.

Qu’imprégné du remugle exhalé de la malle,
Il s’invente un pays qui le laisse songeur,
Longtemps, au noir grenier de son âme brumale.

11 mai MauriceMORINE10

( passionné )

Certains sont pénétrants. D’autres sont détournés.
Les uns sont verts ou gris, parfois couleur lavande.
Mais qu’ils soient ronds, fendus, félins ou tels l’amande,
Les seuls yeux qui sont beaux sont les yeux passionnés.

13 mai ahmad_bichara

( rare )

les glaces ont fondu les oiseaux se font rares
seul le vent triste un peu trouble un silence épais
le sable a recouvert routes et ponts coupés
mais la grotte résonne au son de nos guitares

16 mai jimfcsm

( dénoncer )

Il regardait d’en bas le cortège du prince.
Mais regarder sonnait comme dénonciation.
On lui creva les yeux. Depuis lors, sans passion,
Écoute le carrosse et son timon qui grince.

20 mai enlabsence ‏MauriceZytnicki

( rapiécer, apprendre )

tu voudrais rapiécer la vie effilochée
il te faut la couture apprendre pour cela
reprise à coups d’aiguille au bord de l’au-delà
les fragments d’un chant fui de la gorge asséchée

21 mai ThomasSpok

( farfouiller )

comme un peigne farfouille au champ bleu des myrtilles
sur le flanc escarpé dominant les hameaux
va revient ma mémoire en ces bribes de mots
redonnant vie aux jours où brillaient les pupilles

24 mai Tekino40 sweeteucalyptus

( inscrit, fière )

ayant inscrit son nom de lettres rougeoyantes
sur l’orgueilleux fronton des divins charognards
elle s’avança fière au milieu des bagnards
ce jour fut le début du règne des amantes

27 mai CommeEclair AlexandreRabor

( aquarium, hier )

il tourne en l’aquarium dans le sens d’une aiguille
moi je compte les tours et je compte les jours
je lui parle d’hier dans la langue des sourds
d’un coup de nageoire il me fait taire et godille

30 mai 3_coups WilfreOrt CloChapuis

( théâtre, écrire, humeur )

dans ce théâtre absurde où nous jouons le rôle
qu’un jour d’humeur saumâtre écrivit un farceur
un bègue est installé dans le trou du souffleur
pas d’action piètre scène en ce décor de tôle

1er juin nick_nitro_x YvesMassy

( chanson, oreilles )

La marchande de fleurs lance une chanson fraîche.
Bouche-toi, mon ami, les oreilles : malheur !
Dansant, verrais au monde affluer les couleurs
Et l’amour trouverait de ton âme la brèche.

4 juin DeWarken

( vagabond )

il rencontre une étoile ardente et vagabonde
et la suit en courant traversant l’eau qui meurt
elle se retournant lui dit pauvre semeur
viens tracer un sillon que ma clarté féconde

4 juin MisogyneA

( barbare )

Des temps barbares sont venus. Des vents mauvais.
Les nuages sont lourds. L’eau traverse les tuiles.
Alerte, couvre-feu, gaz ! Gendarmes mobiles !
Luisent des yeux de feu sous les foulards louvets.

11 juin ALipogramme

( prouesse )

Il fut un héros gris en nos grises régions.
Ses prouesses l’on cite en nos livres d’histoire :
Les torts sont redressés, et remplis les prétoires !
Il mourut. Gris honneur : préfet, discours, légion.

(lipogramme en A comme en est spécialiste l’accueilli)

13 juin AndeP64

( gribouiller )

petite table et tablier l’enfant s’applique
il gribouille un soleil rouge vert bleu violet
dans l’arbre l’oisillon bientôt saura voler
il mènera l’enfant rêveur jusqu’en Afrique

18 juin DonherbyO MecMonsieur

( musique, cohue )

Une musique très lointaine m’a frappé
Au coeur de la cohue, au milieu des mensonges.
Sa douceur cheminait comme un parfum de songe.
Depuis lors je la cherche en vain, tout envapé.

19 juin aniamboussou81

( tranquillité )

J’ai contemplé la mer de la tranquillité
qui luisait dans le froid de ma stupeur nocturne
alors en m’ébrouant je sortis de mon urne
rejoignant un cortège obscur et dérouté

21 juin Dianbio_ haiktus ParentEmeline

( rare, actualité, photo )

Nouvelle ô combien rare, aux actualité.
Un poète, à sa mort, aux siens tous ses biens offre !
Photo : proches, huissiers, badauds… s’ouvre le coffre.
Sort un oiseau bleu ciel : son trille est velouté.

 25 juin BennasrouneNab3 blancgerard2 Isaboiscras

( hiver, écrire, printemps )

l’hiver déjà se meurt les torrents sont en crue
sur les névés la fonte écrit d’étranges mots
un ancien les déchiffre et de sa voix bourrue
appelle du printemps les enchanteurs jumeaux

27 juin ManzoniGabriela EmmnuelGlis

( retournement , insurrection )

C’est le retournement, rien ne doit subsister !
Il vient des jours de fer, il vient des nuits de cendre.
L’insurrection commence. Enfer : ils vont descendre,
Les gros, leurs empereurs, leurs nervis détestés.

3 juillet AymericBortot Martine94954514

( lumineux, femme )

la mangrove étendait sur les flots lumineux
l’entrelacs de ses bras en rampantes étreintes
une femme arpentait d’un pas serpigineux
ce dédale mouvant j’écoutai sa complainte

14 juillet LumiereGrand

( naissant )

lorsque le jour naissant de pourpre orne le ciel
laisse ton cœur chanter voyant chavirer l’ombre
quand s’efface à tes yeux ce songe amer et sombre
où t’a précipité l’éden artificiel