sous l’horizon

tu t’effaces
et ne réponds plus
il fut des jours de connivence
où sans un mot nous comprenions souffrances et joies
nous respirions ensemble un air léger nos fronts étaient droits nos regards           lumineux

tu suis l’ombre
je te perds de vue
l’obscurité s’est incrustée
le vent s’est fait rigide et dur et cingle nos lèvres

toi qui passes
et fonds dans le froid
puisque le soleil s’est éteint

suis ta route
les yeux vers l’aurore

c’est la nuit


Une particularité dans ce bigollo : j’ai fait l’essai d’abandonner le refrain. On trouve de telles suppressions motivées par un conflit de contraintes, comme dans la sonate à Bell-Meucci. Ici nulle nécessité technique ne la justifie; il s’agit juste de voir ce que ça donne.

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