Twilipo

Quelques participations à la « twittérature ».

12-04-13

Se diriger vers tout, seul droit du papillon.
en réponse à @45car 12 Avr Se diriger tout droit vers les prolongations.

Après musiques et samba l’avoine a été récoltée.
Après des années de célibat l’amour a été adopté.
en réponse à @49car 12 Avr Après une semaine de débat le texte a été adopté.

26-04-13

Puisque la rime est la mise en baume de la vie.
Puisque le mime est la mise en robe de l’envie.
en réponse à @47car 26 Avr Puisque la mort est la mise en abyme de la vie.

29-04-13

Je vaux gués en pédale auprès de lac, haute dune, aure apaisée.
Contribution au fil #eausanso sur lequel un concours pour les scolaires était organisé: écrire un tweet sur l’eau sans utiliser la lettre « o ». Voir aussi monocycle, écrit également sur ce fil.

Posé la caisse t’y ont, ces lards: Aize ou Dreux ?
Réponse à @hacettepecna 29 Avr A votre avis twitter aura un effet positif ou negatif sur l’orthographe?? ,)

3-04-13

«Le Guéant…C’est une dérive individuelle de favoritisme…Ça existe, on le savait. C’est un paumé qui devient ministre.» (J-Y Drille)
Homosyntaxisme sur une déclaration de J-Y Le Drian concernant G Le Guen.

4-05-13

Un uragan tut nir suleva la pupe du carg dans un bruhaha épuvantable. Le musse cryait se nyer. Le radi envya un SS.
Contribution humoristique au fil #eausanso (voir plus haut)

homéotéleute  – monter cette butte sans but nous rebute dès qu’on débute
parèchèse –  partent à part les parents épars séparés par paresse
prosonomasie  – prose d’Asie prise dosée
3 réponses à @Lipodrom 4 Mai ‘ : Homéotéleute, paréchèse ou prosonomasie ? L’illustration de chaque mot comporte exactement les mêmes voyelles que celui-ci.

5-05-13

Je me souviens de cette dame, « la perfo », qui tapait sur cartes IBM nos programmes en Algol 60. On lui disait merci dans les en-têtes.
Réponse à une série de « Je me souviens » twittés par @fbon sur le thème des débuts de l’informatique.

7-05-13

Des salives de limaçons infectent rave et laitue.
Réponse à @49car 20 min Des salves de propositions infinitives en pâture.

15-03-14

Sur l’atoll dormant court
Un paon au long dolman
D’art fol ornant sa cour
Tout brûlant va l’amant
Pantoun lipogrammatique sur les voyelles de « pantoun » en réponse à @RevuePantouns 11 mars #pantoun – au pont où ton tonton nu tanna ta tata, ta nana nota un pantoun pop #lipogramme

29-03-14

C’est l’amoureuse des mots
C’est un artisan du conte
C’est la voix communicante

Sur l’onde communicante
Vont se bousculant nos mots
Pour le rêve qui se conte

Quand se referme le conte
Dort brise communicante
Au coeur tinte l’or des mots

Terine en bienvenue à @coquelimot @KalimSohan @anick_r

11-07-14

« Pauvre dieu fou d’occire, onde abusant son œil,
Quand en l’obscure mer se coulait, Dylan Eil
Ton. » Et l’hôte étranger grave répondit « Oïl. »

En 2011 Robert Rapilly initia la liste aux beautés du tærcœt : rime avec ligature, remplaçée dans les rimes suivantes par chacune des 2 voyelles. Voici un essai de tærcœt en twoosh.

25-11-14

Mes livres non écrits ne sont point néant. En bibliothèque, mots, groupes, flottent en un vain remplissage, ils m’échappent. Ah plagiaires !

Mes textes errent, éléments et même sentences, emmêlés entre de délétères bêlements. Je désespère de les déceler. Hé, cessez de me répéter !

Ces deux twoosh, le second lipogrammatique, sont des contributions à l’Oulipien de l’année

26-11-14

Veil fit ce métier de ministre
En dépit des cris et rejets
Femme ris de l’hiver sinistre
Fière chéris les vents légers

Pantoun adressé à à l’occasion du quarantième anniversaire de la présentation par  Simone Veil du projet de loi sur l’interruption volontaire de grossesse.

27-11-14

pas perdus
halle du malheur
passe nuage sur gare musante
quand seul attends humant l’embrun

Cette séquence vocalique sur a,e,u est une réponse à un message « Dimanche à st Lazare les pas se sont perdus » d’Hélène Verdier (@h_verdier), accompagnant une belle photo

9-3-15

O fumant bord du lac
Où tantôt sur l’ajonc
Bruant sort un chant long
Qu’amour va modulant

Réponse à ‏@aucoat «Manifestation d’‹oua›» un message du 8 mars dont mon poème sur o,u,a illustre la magnifique vidéo.

26-4-15

Un exemple de damier «à la talipienne» :

il bâtit
fol rêve
avec son
fil doré

Un exemple de damier «à l’hidalgienne» :

tu bâtis
une rime
d’or ami
de l’ode

Le premier suit la contrainte que j’ai proposée. Le second est un okapi isocèle, proposé par @lautrehidalgo.

Voici une image faisant apparaître la’isocélisme de chacun et la structure en damier du premier:

deux-damiers1-6-15

Réponse à l’invitation de Lucien Suel à composer un poème express d’après une page proposée sur son site

Mon amour
est plus fort
sur le seuil

Dans la grande salle
une main

2-6-15

Réponse à une photo envoyée sur twitter par Dominique Autrou sous le tag #ouphopo accompagnée de l’alexandrin « À Nantes aussi sont inhumés des mots en rond »

Plaque l’oreille au sol écoute écoute encor
Entends-tu circuler les langues souterraines
Des fluides incertains comme de longues traînes
Promènent ces appels qu’étouffe un noir décor

5-6-15

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné de l’alexandrin « sous le souffle du vent somnolaient les geckos ». Hélène ayant précisé que les geckos étaient malais j’ai répondu par un pantoun. Visible sur le site Simultanées d’Hélène.

Le mur est tiède le gecko somnole
Le rideau masque une secrète paix
Je contemplais reposant mon idole
Et ses yeux clos sur un mystère épais

16-6-15

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « las de b(r)onze ou de cendre, qu’auraient-ils pu se dire ? ».

Mes lèvres sont d’airain qu’aucun cri ne desserre
Mais quand je bois le vin dont chante la couleur
De mon regard éteint s’éveille une chaleur
Qui de ton cœur bleu ciel attise l’or solaire

17-6-15

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné de l’alexandrin « Aux lumières de lait vient s’embleuir la terre ».

La terre m’apparut mûre comme une orange
Exerçant la pression de ma ferme phalange
J’obtins de tous les bleus un céleste mélange
Qui peignit de douceur les épis et la fange

18-6-15

Réponse à  qui, à propos du Sankulipo, m’avait écrit « et le #sarkolipo ça existe ? ».

Ma République à moi c’est l’homme fraternel
Que n’ont pas culotté les grands de la finance
Contre l’Argent mon arme est libre impertinence
Pour partager le pain s’ouvre mon opinel

22-6-15

Réponse à Luc Comeau-Montasse ( ) m’écrivant : « il me souvient de est-ce bien toi ? »

Oui, tu m’as reconnu sous mon palmier complice !
Les mots liés déjà m’ont comblé de délice.
Oulipote rencontre, amicale malice.

28-6-15

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « Poétique de l’espace, et les anges montaient ».

Regarde l’homme en la cage où brille un jour noir
A l’échelle obstinant son élan dérisoire
Escalade en grognant comme un singe de foire
Pour caresser le ciel du fond de l’entonnoir

3-7-15

Réponse à un #ouphopo de Dominique Autrou accompagné du vers « L’ennui du roi dans sa métamorphose ».

Il lui manque deux pieds sa démarche s’entrave
Entre ténèbre et jour se fige son étrave
Fuyant l’armée de fous que la fureur déprave
Il pourrait s’envoler mais reste amer et grave

30-7-15

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « Fantôme assis observant l’ombre des passants ».

Se recroquevillant au creux de l’encoignure
Celui qu’on ne voit pas qui ne fait pas de bruit
Me regarde et moi l’œil perdu dans mon défruit
Je n’aperçois qu’un mur indemne de fêlure

11-9-15

Adressé à Marie-Christine Grimard pour son anniversaire annoncé sur twitter :

Mes vœux tels le zygène à la fleur s’attachant
Au parfum de lavande ouvrant l’aile carmine
Dessinent de leur vol où le feu s’illumine
Une année de bonheur en de paisibles champs

11-9-15

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « ombres en partition entre clair et obscur ».

Peuple des mondes noirs, peuple des mondes blancs,
Ceux qui scrutent le ciel, ceux qui suivent leur ombre,
Dedans leur différence en tous points ressemblants,
Meurent de solitude en l’exil de leur nombre.

19-9-15

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « au droit de la lumière, ces colonnes dressées ».

La forêt des  vivants, immobile, l’enclôt
Dressant dans le silence un piège de lumière.
Et lui, qui s’éblouit à leur obscur halo,
Pesamment tend au ciel sa nudité de pierre.

23-9-15

Réponse à Bernard Maréchal qui avait écrit le 20 septembre «La doxa antique avait un IXE et la belle absente en eût été plus tordue, si c’est possible ! Chapô ! »

Vexant paradoxe !
Intox désaxant Xanthippe !
Climax explosif !

26-9-15

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « Ville rose s’offrant au soleil ferronnier ».

L’échelle, le marteau, la tenaille, le clou
D’or honoraient un dieu souffrant, que pauvres aiment.
Mais sur le mur de sang, par un astre jaloux,
De ses prêtres le coeur fut montré, noir emblème.

2-10-15

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « du garde-corps seule l’ombre défie la rouille ».

Des angles surgira la bissectrice atroce
Les parallèles deux à deux s’accoupleront
Sinus et cosinus frôleront l’aviron
Figures rouilleront rongeant matheuse bosse

7-10-15

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « pampres et branches, rouges et Noir étreints d’automne ».

La grappe entre mes doigts pesait
et je sentis
La lourde tiédeur automnale
empourprer tendre
Mes tempes où s’était posé
couleur de cendre
Un battement d’aile aurorale
au ralenti

10-10-15

Réponse à un défi lancé par @Alexis_dfr à Jean-Yves Fréchette, lui proposant l’écriture sur twitter d’un abécédaire. Evidemment, c’est un twoosh.

A bu cidre doux et fut gris Ho ivresse jolie Kil litre magnum nous ouvrent porte qui rend soir tiède Unis vin whisky xérès yodlent Zoroastre 

26-10-15

Réponse à un tweet  de Roselyne Cros renvoyant à une page sur ipagination où elle propose de composer des « haïkus d’automne » sur le mot « potiron ».

A nos peaux tirons
Les rides crépusculaires
Lorsque vient l’automne

26-10-15

De nombreux tweets répondent à l’invitation, sous la bannière #6mots, à écrire une histoire en six mots. la participation ci-dessous vise à une réponse en twoosh.

-Anticonstitutionnellement ? -Constitutionnellement. -Constitutionnellement ? -Conflictuellement ! -Conflictuellement ?? -Incontestablement.

29-10-15

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « alors vint sur l’estran cette laissée de rouge ».

Il marchait sur les eaux scintillant en silence
Sa silhouette avait du ciel le bleu léger
Un doux sillon de paix longtemps se propageait
Mais son reflet luisait de sang et de souffrance

31-10-15

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « mâchoires déchaussées sur dune en déshérence ».

Ils voulurent bâtir l’escalier vers le ciel
Jour après jour ajoutant la pierre à la pierre
Mais nul n’a pu franchir la porte meurtrière
Qui laisse apercevoir le monde exponentiel

4-11-15

Un landay, en réponse au signalement par Christine Simon d’une belle page de « Nuit & jour » consacrée aux « Landay : poèmes anonymes des femmes pashtouns« .

D’un poème la femme ouvrira
Le mur de sa prison. Le soleil elle sera.

10-11-15

Un landay version twoosh.

strass quartz choix trop prompts feints trophées frustes
quels bruits qu’aient crus grands sphinx qu’on broie plomb pour diams c’est pschitt

22-11-15

Haïku en réaction à l’annonce de la cessation d’activité de Recours au Poème éditeurs, motivée par les attentats du 13 novembre à Paris

ami, dit le vent
les volets de ta fenêtre
ne les ferme pas

25-11-15

Après une erreur de date dans le Sankulipo, pour le jour dont le nom est « nèfle ».

Je suis venu trop tard
La nèfle avait passé
L’air fin dans mon costard
J’ai l’air du trépassé

26-11-15

Inspiré par un tweet de donnant une retranscription du chant du rouge-gorge qui se trouvait être un alexandrin repris dans mon troisième vers.

l’alexandrin se clame à gorge déployée
quand l’oiseau chamarré chante -obit ou coït
hic tic tic, tsi-ih, tsirlip tsit, tsirrilitsit
et dans mon cœur renaît l’âme ce jour broyée

26-11-15

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « Levée de nuit et chouette lance un dernier chant ».

Blanc harfang va hagard, balançant chant glaçant.
Entends-le répéter des sentences démentes.
Il rit, dit script divin, ni inscrit, ni fictif.
Son long propos confond Chronos, Mort, plomb, flot d’or,
Sûr du futur : humus brut, tumulus, mur nu

3-12-15

Réponse à qui avait écrit « carré en son recès / aède cantile courant de cédraie / à coudraie, âcre ».

Cantile-t-il, l’aède, aidé?
courant? carré?
Coudé cèderait?
Cédant, coudrait!
Que ressent-il en son recès?

5-12-15

Inspiré par « A spasso, a braccetto » publié sur son blog par Giovanni Merloni.

Ils m’ont marié avec la Peur
Il me faut apprendre à l’aimer
Devant la mire du snipeur
Grave je fume un calumet
Tenant la main que ne soumet
La morsure du froid rampeur

11-12-15

En réponse à un tweet envoyé la veille par Hélène Verdier, signalant une vidéo  « A la recherche du vortex »

le poète qui pleure en plaignant le poète
pleure-t-il en plaignant le poète qui pleure ?

12-12-15

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « au jour le jour jour après jour le délignage ».

D’une ligne tracée au secret de son coeur
S’écrivait en secret le chemin qui s’élève
Son solide bonheur était baigné de sève
O fracture ô naufrage ô silence vainqueur

20-12-15

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « traçant le ciel traçant les vents la cloche tue ».

il tombe du beffroi de sourdes vibrations
qui vous glacent d’effroi même l’oiseau sur l’arbre
se fige et le ciel blanc de cette heure de marbre
répercute en tremblant la fin d’une passion

1-1-16

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « rêves séléniques d’encycliques pensées ».

secret révélé       de l'ève éprise et sereine
terre enfin s'irise     et cette céleste reine
en cette glèbe si triste   imprime l'empreinte
de ses reflets inclinés      éphémère étreinte

( e/i format 5/7/5 // 7/7 // 5/7/5  )

1-1-16

Dans ma réponse aux vœux d’Hélène Verdier « On peut vivre sans contrainte / Bonne année oulipienne Noël » :

j’étais un cheval
mon galop fut entravé
je devins oiseau

12-1-16

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « c’était un temps de tant de mains déraisonnables ».

ta main court sur ma peau comme on effleure l’eau
faisant en moi courir une onde silencieuse
où ton reflet mouvant me paraît un falot
qui pénètre la nuit d’une âme tortueuse

25 et 27-1-16

Inspiré par le Sankulipo du jour , @alex_krbo m’avait envoyé le mini tercet

Sorti des fers
Saucé au verre
Stylé d’enfer

Ma réponse lipogrammatique fut la suivante :

Serres de fer
Esse sévère
Stèle d’Enfer

« Satan d’Afar »
Sassa savant.
« Stalag fada ».

Sort tord dos fort :
Osons sot vol.
Stop. L’or fondons.

Sûr, tu fus dur
Sur un cru, vu
Summum du fût !

Sir T. dit « fi ».
Ici vit riz,
Strict litchi frit.

27-1-16

A   qui m’avait écrit

humides
des rivières d’amour
remuent
ma douve amadouée
d’ouvrière dévorée

j’ai répondu :

rivière moirée
où rôde âme dérivée
d’amour irradiée

10-2-16

A qui avait écrit

« Livre d' Histoire:
en ce jour de l' an 2016
un gouvernement de « gauche »
inscrivit dans la Constitution
les outils de répression
nécessaires à la dictature
d' extrême droite
qui lui succéda »

j’ai répondu :

de leurs mains peureuses
ils ont fabriqué des armes
enfanté la mort

10-2-16

Anniversaire de la mort de Pouchkine

ce n’est pas l’amour
qui fait taire le poète
c’est la balle au ventre

25-2-16

Après une absence prolongée de Twitter

Joie de vous rejoindre !
Dans mon baluchon : soleil,
Parfum de garrigue.

26-2-16

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « il faudra bien un jour canonner les horloges ».

Comment sans le concours de quelque bouche à feu
Tuer le temps -cet inquisiteur implacable ?
Il débranche mon âme, il m’enserre en son cable,
Il gouverne mon pas du fond de son enfeu.

26-1-16

Réponse à un #ouphopo de Dominique Hasselmann  accompagné du vers « Madame Azoulay frappait d’emblée un grand coup. ».

Pour un art abordable
Réduisons nos alex
andrins. Plus de retable.
Sortons le Rolleilflex.

14-3-16

Pour le Pi Day ( écrit 3.14 aux Etats Unis )

Set reçu à tinel, gère une manip : pi n’a menue règle, ni tau, certes.

16-3-16

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné de l’alexandrin « Ô ciel restant de marbre aux offrandes muettes ».

Deux vasques. L’une au ciel ouvre éclose sa fleur,
L’autre inclinant son col se referme frileuse.
L’une que ronge un flot d’amour et de chaleur.
L’autre éteinte à jamais dure, indemne pleureuse.

22-3-16

Réponse à un quatrain

« Fringante reine
Que rien ne freine
Feignant la peine
Défait sa traîne »

qui m’avait été adressé par .

Feignant la rage,
Défait suffrage :
Fringante page
Que rien n’outrage.

16-4-16

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « vent d’ouest, prendre le large cap vers les bleus ».

en vain je fis un signe au vaisseau de silence
qui suivait sans me voir un cours mystérieux
invisibles des fils le reliaient aux cieux
et cette lente nef allait sans turbulence

14-5-16

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « Comment est-ce possible mais pourtant ça l’est ».

Dans le granit nous ciselions la cathédrale.
Plus que le ciel nous éleva, cime d’azur.
Notre âme y sentit l’effleurer un souffle pur,
Mais la Lumière apparut, faille gutturale.

6-6-16

Réponse inspirée par une photo jointe à un tweet de Dominique Autrou.

Oh les belles couleurs des chemins divergents
Qu’il te faut arpenter parmi les blouses blanches,
Masquant d’un rire fier que tu souffres et flanches.
T’escorte pour toujours l’odeur des détergents.

23-6-16

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « Franges du Bray, es war fünf Uhr à l’aube rouge ».

Quand la plaine était noire et l’arbre calciné
Mon œil mort a cherché dans le halo céleste
Un début de réponse au tocsin qui sonnait
Le feu me souffla danse et t’envole et proteste

23-6-16

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « En prismes et biseau un éclat d’arc-en-ciel ».

Le monde que j’observe à mon carreau biaisé
Révèle entrelacé dans l’amère grisaille
Un filet de couleurs fraîches comme un baiser
Et ma géométrie à cet éveil tressaille

26-6-16

En réaction à un texte de Giovanni Merloni, réagissant lui-même au Brexit.

Europe

Etrange créature oeuvre d’un bel amour
On trouve au lieu de mains caressantes le ventre
Se substitue aux yeux cette bouche égocentre
Elle va dévorant ses pères imprudents
Dont la berceuse s’est éteinte pour toujours
Car en place du coeur ils lui ont mis des dents

1-7-16

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « gorges psychédéliques des cœurs de pavot ».

Astronome cherchant en vain la verte étoile
En corolle ton ciel se creuse et t’engloutit
Pour toi pauvre artisan d’un monde inabouti
De l’abîme empourpré le secret se dévoile

8-7-16

Annonce de mon absence pendant les congés d’été.

Demain rejoindrai les cohortes lentes
Torrides chemins obscure forêt
Fêtes au gré de haltes nonchalantes
Rares instants où joyeux vous lirai

10-7-16

Un palindrome et son exégèse.

Panem et foot:

 » Eli gagnera, hélas, euro : morue sale hareng agile. « 

exégèse :

Seul Dieu sait le résultat
Car chacun dans cette nasse
Empêche que l’autre passe
Et c’est pour tous la cata

29-8-16

Pour annoncer mon retour sur twitter.

Aujourd’hui revenant des cimes solitaires
Retrouver tant d’amis quand j’ai rouvert twitter
M’a comblé d’un bonheur que dieux ne feront taire

29-8-16

En réponse à un message de Brigitte Célérier dans lequel nous avions vu l’annonce d’une interruption de son site Paumée

Elle qui marchait va s’asseoir
Eux qui ont lu tant de lumière
Lui disent merci reste fière
Et goûte la brise du soir

21-9-16

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « Commencer par Alger puis finir par Tokyo » et annoté d’une mention « aeiou » qui a donné la contrainte.

Dans le sillon brûlant de l’inconnu aller,
Licou cassé, griot hurlant teint d’or du sable,
Importunant les ripoux, valets, pions mutables,
Vif, courant vers l’introuvable ilôt. Nu, baller.

21-9-16

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « retour d’enfance au jeu de l’herbe follement ».

Enfin mais, aujourd’hui, l’herbe, qu’est-ce qu’elle a ?
Ce chahut de couleurs, d’ondoyances crissantes
Emmêle au ras du sol des roseurs indécentes.
Son ris zinzibulant cingle mon calme plat.

30-9-16

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « grand chêne vagabond dit ses derniers saluts »

ils se tinrent blottis sous la ramure immense
dans cette ombre mourante à l’humide splendeur
perçant la froide écorce à la pesante odeur
ils sentirent le feu d’une intacte espérance

30-9-16

Réponse à une photo mise sur tweeter par Dominique Autrou

ma ville est une pluie
ma ruelle a la larme
mon lampadaire essuie
le sang gris de son arme

le trottoir a déteint
le volet sa filoche
abat mais ce mur cloche
bleu qui tous nous repeint

2-11-16

Twoosh lipogrammatique posté à mon retour d’un long week-end

ma disparition pour la toussaint
hormis la parution d’un bigollo par jour impair
a fini aujourd’hui
ravi amis d’ouvrir vos twits foisonnants

2-11-16

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « Veines noires battant sous le sang des forêts ».

Jouait votre or léger dans les rais de lumière
Dans la brise en riant s’envolait généreux
Je vous aimais et puis d’un coup tout sonna creux
L’amer flot de la mort coulait dans vos artères

 14-11-16

Encouragement adressé à Hélène Capel qui dans un tweet m’annonçait relever le défi d’écrire des poèmes en 140 caractères ( donc des « twoosh » ) Ce texte est un sonnet twoosh.

arrivant
au défi
de l’écrit
va rêvant

te souhaite
y saisir
le désir
et la fête

persévère
à ce jeu
courageux

et fière
vole sur
vent d’azur

19-11-16

En réponse à un défi d’Hélène Capel sur twitter, un twoosh (texte de 140 caractères) lipogramme en e :

de l’érèbe se décèle l’enflement de l’éternel regret d’éphèbes blessés en ces rêves désespérés et le vent sème en terre les serments rejetés

21-11-16

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « Il fallut bien panser les plaies, penser les plaies ».

Comme elle est transparente et comme elle est fragile
La voulant visiter d’un élan trop brutal
L’effleurant déchira son derme de cristal
Fêlure d’où se perd la lumière hémophile

25-11-16

Réponse à Ingrid Valencia qui m’avait écrit sur twitter « un murmure, un billet, une paupière, l’après-midi »

le vent, le chemin, la lumière, le temps

30-11-16

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « Noël bientôt et il pleuvait des flocons rouges ».

Parachevant paroi, paradent parapluies.
Parallèles parcours : pari paranoïaque !
Parsemés par parvis, parfaites parhélies
Paraissent parodier pardon paradisiaque.

10 -11-16

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « Lançant au ciel l’épervier roux de sa ramure ».

libre se rit du glacis cotonneux la ligne
qui court mutine électrique et qui fuit
trop tard arborescent la happe la grafigne
un sanglant entrelacs qui mord et la détruit

30-12-16

Beau présent adressé à Hélène Verdier qui m’avait envoyé un message sympa le jour de Noël

hélène réveille
le rire d’hiver
enlève ire vieille
livre rêve en ver

4-01-17

A Giovanni Merloni

a celui dont les poèmes vibrent d’amour
je souhaite un pays aux chaleurs accueillantes
qui retrouve le fil des amitiés riantes
où la colombe enfin nous refera sa cour

5-01-17

A Brigitte Celérier à propos de son blog du jour citant la Disparition de Perec :

Quand Tryphiodorus ouvrit son siphon
Du lavabo tout coula jusqu’au fond

13-01-17

Ajoutant ma voix à quelques messages en acronyme itéré sur le nom de Lucien Suel, voici un petit hommage adressé à ce dernier :

sondant un étang lumineux
sur une épave louvoyante
sourit une étrangère lente
soir ultime écho laguneux

22-01-17

En réponse à Jacques Perry-Salkow qui avait posté une belle anagramme « Le revenu universel / Sur un rêve en veille »

seul un vérin relève

puis

vin élu n’use le verre

8-02-17

Avec 3 jours de retard (4 février) palindrome pour les 117 ans de Prévert:

Né de là, si rien n’oit à votre ver, Paris étonne si mis en notes. Ira Prévert ovationné : irisa l’Eden.

8-02-17

A Marie-Noëlle Bertrand qui avait twitté un beau ciel pour Aslı Erdoğan

Passe le rivage
Nulle crainte du nuage
Poursuis ton sillage

8-02-17

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « Le cœur gelait à fendre l’âme du grand frêne ».

De mon arme de fer j’ai pénétré ton corps.
J’ai déchiré tes chairs en fragments gémellaires.
Je cherchais le secret de tes charnels accords
avec les vents bleutés. Rien. Deux croix solitaires.

28-02-17

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « Au seuil des giboulées un champ de sorgho sec ».

fiers vieillards oubliant la soif et la disette
ils dressent le rempart d’une intacte vigueur
devant cet envoyé doux brumeux zigzagueur
sachant le glaive à nu sous la belle grisette

1-03-17

twoosh #6mots gentils à l’intention de #DonaldTrump

antiségrégationnismes désemberlificoteraient pseudo-incompréhensibilités contre-révolutionnaires psychopathologiquement inconstitutionnelles

11-03-17

A Isabelle Pariente-Butterlin qui avait annoncé sur twitter la mise en ligne sur son blog d’un épisode de sa série Renaître ( premier mouvement)

un instant la note
pianissimo fait vibrer
notre firmament

21-03-17

Commentaire en réponse à celui de Brigitte Celérier à mon poème pour la Ronde de mars 2017 mis sur le blog de Guy Deflaux « La plume et le plomb »

à l’échafaud du résistant monte le chant
l’espoir qui se module et se déploie et vibre
quand le corps se défait la salve le fauchant
poursuit vers après vers son déferlement libre

23-03-2017

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « Sur les ports étalés j’amarrais les nuages ».

Ils étaient assemblés droits massifs et moroses
Pour eux le guitariste aux mille doigts légers
Lança l’onde fantasque aux rythmes insurgés
Fleurissant leurs yeux gris d’amélanches écloses

28-03-2017

Participant à une pétition « Fermez tous les comptes qui tweetent des menaces de viol envers les femmes ! » retransmise par Jacques Perry-Salkow, j’ai copié sur twitter le commentaire que j’y avais laissé. C’est un twoosh monovocalique.

Les mecs déments entêtés d’enfermer les femmes en serves femelles se révèlent de ternes déchets, près d’être rejetés en l’éternelle géhenne.

30-03-2017

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « paupières d’airain noir sur un monde en biseau ».

leur vie est découpée en cases qui s’ignorent
nul de ce puzzle faux ne discerne la clé
assemblant des lambeaux que la nuit vient cercler
eux de leur œil myope aperçoivent l’aurore

07-04-2017

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « diagonale des roses au coupant du matin ».

regarde bien regarde le monde à l’envers
ton oeil laissant de biais un peu de chair l’éprendre
au travers baignera dans l’absurdité tendre
où s’anime le glas d’espaces trop ouverts

25-04-2017

Réponse à Brigitte Celerier décrivant sur son blog Paumée « la lente et difficultueuse entrée d’un éléphant de bois dans le Musée lapidaire (oeuvre d’Andries Botha) »

au milieu d’une jungle où rôde le chacal
le géant de bois clair balançant une trompe
pose sur moi son doux regard patriarcal
ma peur et ma douleur à sa chaleur s’estompent

27-05-2017

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « déroulèrent au ciel mille langues secrètes ».

élève-toi sors de l’ombre lève la tête
myriade anonyme à l’espoir indistinct
ton chant de bouche en bouche enfreint la loi secrète
qui te courbait la nuque et gravait ton destin

8-05-2017

A l’approche du deuxième tour des élections présidentielles.

pour la fraternité votons contre la haine
le lendemain menons un combat résolu
pour l’égalité contre un détestable élu
la liberté se gagnera malgré la peine

4-05-2017

A Floriane Austruy qui avait écrit « On fête les Floriane, et J’attends en secret ! »

elle  a paru   dans   sa robe   de fête
sur son chemin   les arbres fleuris
inclinaient   leur feuillage neuf
sur   le   sable   sa   sandale
imprimait des mots   tendres
le   vent   les   répétait
à   tous   les soleils
  elle    avançait
ouvrant grand
ses   yeux
neufs

4-05-2017

A l’approche du deuxième tour des élections présidentielles.

La louve blonde entre ses dents crache la boue
Arrêtez le bras fou qui veut un flot de sang
La griffe qui meurtrit la serre qui écroue
La bouche qui salit de son verbe indécent

13-05-2017

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « Au déplié des pierres amortir les nuages ».

dérive lentement un navire de pierre
indifférent à cet immense enfer gelé
où des corps nébuleux qu’on cesse d’appeler
immobiles danseurs boivent l’ombre dernière

25-05-2017

A Dominique Autrou ( @aucoat ) lors d’une discussion sur twitter concernant les contrepèteries, et mentionnant aussi le Pont de l’Alma, où Dominique avait cité la liste Oulipo comme un lieu propice à leur élaboration.

La belle au zouave dit « Crue dense près du pont »

7-06-2017

Réponse, en holorimes interne à la 6-4-3-2, à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « De ta bouche sans voix tu nous hélas en vain ».

L’âme en terre en tas, là, l’amante errante alla.
 » Ah fume, rôt. Las : fut, meurt. Oh la fumerolle ! »
Ah parole à part haut la pare. Ô l’appât : rôle ?
Elle, assez lasse hélas, héla… scella… céla.

25-06-2017

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « Enjolivant nos vies nous bouclerons les bâches ».

de ce cheval de braise au naseau frémissant
à l’envol véhément on a plié les ailes
contenu sa fureur de capots de ridelles
d’une chape sanglé va bel et quiescent

30-06-2017

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « S’armèrent d’un compas pour repeindre le ciel ».

nous avons écarté les rebords de la nuit
terribles ciseaux noirs où notre âme se clive
dans l’instant suspendu notre rêve dérive
on aperçoit le signe et l’on vole vers lui

28-07-2017

Réponse à un #ouphopo d’Hélène Verdier accompagné du vers « Silence de cristal sous le passant du pont ».

Nous nous sommes croisés, transparents l’un à l’autre,
Et la lumière à flots jouant autour de nous
Nous fit aveugles, froids, avançant à genoux
Seuls, récitant sans voix de pauvres patenôtres.

7-8-2017

Lors d’un bref passage sur le réseau :

en ma courte escale
le plaisir est toujours neuf
de vous retrouver

18-8-2017

En réponse à une anagramme de Jacques Perry-Salkow « Les suprémacistes / Esprits émasculés » faisant référence aux événements survenus cet été aux Etats-Unis :

Klan aide Trump :
Tank déplia mur

18-8-2017

Lors d’un bref passage sur le réseau :

je reviens de loin
bientôt je repartirai
que vos voix sont chaudes !

4-9-2017

Lors de ma rentrée sur le réseau

le cercle d’amis
la place que je retrouve
le bon feu de joie

4-9-2017

En réponse à @plinous qui avait écrit : « Pour moi, l’oulipo a toujours constitué une bonne définition négative de la poésie. Ici, la nuit s’alourdit après « mort. » »

Le poème, ô, aime.
– Négatif ! ( hâtif )
Défini. Fini.

Constitue : y tue
l’oulipo.
Lit.
Peau.

6-9-2017

En réponse à @aliensh qui avait annoncé la soutenance de son deuxième master :

s’exilant de l’éden où l’on doit se soumettre
dans la steppe arpentant le roc mètre par mètre
ils cherchent l’eau sans rien devoir sans rien promettre
la faim les ronge mais ils savent qu’ils sont maîtres

5-9-2017

Journée d’aise en saignant

12-10-2017

Dans le hashtag #3mots

Aile, mât, souris.

9-11-2017

En ce jour où les twits peuvent atteindre 280 caractères, un twoosh :

Entrouvrir le frigo se verser une bière
S’asseoir en ce fauteuil qui soutient les lombaires
Savourer chaque instant sourire et puis se taire

suivi du commentaire :

… car je pense qu’un #twoosh restera toujours à 140. Comment s’appellera donc le #280 ? #twinsh ? Bof, a-t-il quelque intérêt littéraire ?

11-11-2017

#anagramme dédiée à ceux qu’il impatiente :

Chatouillons
Nicolas Hulot