testament

apprêtons notre barda l’horloge sonne
le vent derrière la porte cingle
impatient de nous emporter

quelle est cette corne gémissante ?
d’où ces larmes salées au creux de nos joues ?
pour qui ces mouchoirs brodés d’initiales inconnues ?

longue longue prise d’élan
dernière image un peu tremblée
main agitée quelques instants

cahot du moteur berce mon rêve mal endormi
mon coeur est gros mon coeur est gros
la nuit comme un tube m’avale

nous avons accosté parmi les étoiles
qui font la ronde autour de moi
éclatant de rires cristallins

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