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mardi, 26 septembre 2017
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En réduisant les cauchemars, on réduit les traumatismes

En travaillant sur mes cauchemars, mes traumatismes vont revenir.

VRAI & FAUX

La première semaine, il est possible qu’en vous exerçant à transformer vos cauchemars en rêves, des souvenirs désagréables liés à l’évènement traumatisant resurgissent. Cela est difficile, mais ne dure pas si vous continuez à faire les exercices.

 

Réduire les cauchemars ne sert à rien.

FAUX

Les cauchemars détériorent la qualité du sommeil, engendrent des insomnies et nuisent à la qualité des journées. Certains professionnels pensent que les cauchemars reflètent la personnalité et témoignent des évènements importants de la vie, et refusent donc de proposer des moyens pour les réduire. Ce n’est pas la philosophie de Dormium. Si les cauchemars détériorent la qualité des nuits et le moral des personnes qui en souffrent, nous ne sommes pas partisans de laisser ces personnes dans la souffrance et nous leur proposerons des moyens efficaces pour réduire leur détresse.

 

Si les cauchemars réduisent,  d’autres symptômes vont venir.

FAUX

La substitution de symptôme est un mythe1. Les études sur la méthode IRT sont très claires2,3 : en réduisant les cauchemars, on réduit tous les autres symptômes des états de stress post-traumatique. C’est-à-dire, et c’est logique : mieux l’on se porte, et mieux l'on se porte… Les personnes qui défendent la substitution de symptômes basent leur propos sur aucune preuve scientifique (effectivement cela n’a jamais été montré !) et utilisent souvent cet argument soit pour garder leur patient pendant de longues années… soit pour comme prétexte d’un manque flagrant d’efficacité des méthodes qu’ils proposent.

 

Il est nécessaire de connaître l’origine du traumatisme pour réduire les cauchemars.

FAUX

La technique IRT fonctionne aussi bien sur des cauchemars idiopathiques (i.e., dont on ne connaît pas l’origine) que sur des cauchemars traumatiques3. Cette méthode est la plus recommandée au niveau international4 et a été conçue de manière à éviter d’aborder les évènements traumatisants en consultation.

 

Réduire ces cauchemars fonctionne sur le court terme, après ça revient…

FAUX

Dans la majorité des études portant sur cette méthode, les patients sont suivis pendant au moins un an, et ces études montrent que les améliorations se maintiennent dans le temps. L'une d'elle a montré que la réduction des cauchemars se maintient jusqu’à 2,5 ans5.

 

Il est nécessaire d’interpréter les cauchemars pour qu’ils cessent.

FAUX

La technique IRT fonctionne sans aucune interprétation. Vous n’avez pas besoin d’interprétation pour travailler sur votre mémoire ou sur vos émotions.

 

Références scientifiques :

  1. Tryon WW. Whatever happened to symptom substitution? Clin Psychol Rev. 2008 Jul;28(6):963-968.

  2. Krakow, Barry, Hollifield, M., Johnston, L., Schrader, R., Warner, T. D., Tandberg, D., Lauriello, J., et al. (2001). Imagery rehearsal therapy for chronic nightmares in sexual assault survivors with posttraumatic stress disorder: a randomized controlled trial. JAMA : the journal of the American Medical Association, 286(5), 537–545.

  3. Casement, M. D., & Swanson, L. M. (2012). A meta-analysis of imagery rehearsal for post-trauma nightmares: Effects on nightmare frequency, sleep quality, and posttraumatic stress. Clinical psychology review, 32(6), 566–574.

  4. Aurora, R. N., Zak, R. S., Auerbach, S. H., Casey, K. R., Chowdhuri, S., Karippot, A., Maganti, R. K., et al. (2010). Best practice guide for the treatment of nightmare disorder in adults. Journal of clinical sleep medicine : JCSM : official publication of the American Academy of Sleep Medicine, 6(4), 389–401.

  5. Arntz, A., Tiesema, M., & Kindt, M. (2007). Treatment of PTSD: a comparison of imaginal exposure with and without imagery rescripting. Journal of behavior therapy and experimental psychiatry, 38(4), 345–70. 

Imaginerever

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Validation scientifique du traitement des cauchemars