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2 commentaires la transju trail, acte 2
Après l'échec de l'an passé et les crampes en haut de la Dôle, ainsi (et surtout) suite à la remise en jeu par Juju de la pizza gagnée au péril de ma vie à la Savoyarde, j'étais au départ des 36kms de la Transju Trail et de ses 1800 kms de D+, prêt à en découdre.

Bon nombre de skieurs étaient au départ (Lulu Bourgeois, Yo Sutter, l'inamovible Didier Roy, Nico Valenzisi, Flo Béliard, Yves Ballanche...). Côté team, Juju et le Sioux étaient également présents, ainsi que notre sparring partner Gillou Moret-es-Jean. La veille un petit footing, suivi d'un barbecue aux saucisses Savagnin/comté (avec des pâtes bien sûr), accompagné du traditionnel verre de rosé et de Monster Munch (afin de prévenir les crampes, tout est savamment calculé) avait constitué notre préparation).

Comme vous vous vous en doutez, il y a eu quelques faits de course, dont le premier à 8h50 (soit 40 minutes avant le départ), lorsque Gillou nous lance "merde mon dossard", alors que nous roulons à tombeaux ouverts vers le départ. Après un petit aller-retour les rousses bois d'amont pour récupérer ledit dossard, nous gagnons Morez à 9h15, pour le départ à 9h30. on est laaaaaarges !

Sur la ligne de départ, bon nombre de traileurs (on est 400), la plupart boosterisés/camelbakisés/manchonsdecompressionnisés sont là, affûtés comme le diable et le couteau entre les dents. Pour ne pas être en reste, j'arbore ma casquette de traileur, qui outre me procurer une allure (de loin) de runner, à surtout pour objectif de me protéger de la pluie qui s'est invitée, et qui annonce des conditions anapurnesques, notamment au sommet de la Dôle !

le départ est lancé, je suis dans le ventre mou suite à un placement assez tardif sur la ligne de départ, mais bon on a le temps hein !. après un petit tour sympa sur le bitume morezien et la montée des escaliers du lycée (ou j'ai essayé 3 techniques différentes : courir les marches 2 par 2, 1 par 1 et marcher, sans qu'aucune ne s'avère concluante, ce qui a de toutes manières l'air d'être le cas pour tout le monde), nous attaquons les choses sérieuses, la montée du Risoux en directions des rousses. j'aperçois juju au loin et fait l’effort pour le rejoindre. nous continuons notre remontée en doublant pas mal de coureurs (une échappée par l'avant, si si ! ).

arrivés au sommet de cette longue côté (20 minutes de montée à vue de nez, car ma copine m'a interdit de prendre ma montre à aiguilles sous prétexte que le bracelet en cuir n'était pas adapté à la pratique de la course à pied, me laissant donc partir dans la nature sans aucune notion du temps qui passe, tel le Robinson Crusovande du trail), nous attaquons la descente vers les rousses (après que j'aie lamentablement chuté à la relance en me prenant les pieds dans une pierre, sous les yeux d'un juju hilare), qui m'est fatale puisque Juju et quelques runners me déposent comme de coutume. On a convenu de se retrouver au ravito. je descend donc à mon ryhtme, lorsque j'entends un "allez nico" tout droit sorti des bois. Interloqué, je me retourne et vois mon compère Ughetto en train de satisfaire un besoin pressant derrière un sapin... Je m'arrête pur l'attendre, puis repars en me disant qu'il me rattrapera bien avant la fin de la descente, ce qui sera le cas.

nous arrivons aux rousses où l'on nous annonce 31 èmes, ce qui est pas trop mal il me semble. Après avoir bu un coup, avalé un gel "Hydrixir spécial efforts longs", nous repartons en direction du bief de la chaille, en passant par le fort des Rousses, emmenés par un Juju des plus enthousiastes (un peu trop même) qui me dit "on fait une échappée par l'avant, ça doit être des gars du 36 devant" et qui file à toutes berzingues ! nous rattrapons donc un groupe (normal en même temps, on sprintait à moitié !).  nous continuons en direction de la dôle et doublons à nouveau des concurrents. Comme de coutume, nous encourageons les participants du 72kms que nous doublons par un "Allez le 72, courage", sauf qu'à un moment, un runner déjà pas mal en travers me lance, le teint blême,le regard rempli de haine, "quoi, je fais les 36" oups ! enfin bref, continuons notre course (et notre récit).

durant la montée des tuffes (à mon avis plus dure que celle de la Dôle), je prends les choses en main. Il faut dire que contrairement à Juju, j'ai des bâtons, car ce pignon avait prévu d'en prendre, mais s'est rendu compte la veille qu'il n'en avait pas. j'ai bien essayé de lui en prêter, mais après un test dans la voiture en nous rendant au départ le matin, on s'est rendus comptes qu'il ne se dépliaient pas... fin de la parenthèse, reprenons. Nous rattrapons encore 1 ou 2 concurrents et surtout déposons notre groupe. Il faut dire que je suis au taquet, en mode "tu prends ma femme mais tu passes pas" bien décidé à faire péter Juju, mais celui-ci s'accroche telle la sangsue derrière. Nous arrivons les deux au sommet, et attaquons la descente vers le balancier. Immanquablement, Juju me pose mais je limite la casse (doublant même un concurrent, mais je pense qu'il était au bord des crampes, je ne vois pas d'autres explications...). J'arrive au ravito du balancier, ou Juju m'attends tel le seigneur. Nous remplissons nos gourdes (merci à Yannick de Risoux Sport), prenons un gel et repartons direction la Dôle.

Nous attaquons la montée, et là encore, je tente de faire sauter Juju afin de prendre l'avance en vue de la longue descente qui se profile. Je suis donc au taquet, nous faisons péter le groupe qui s'est reformé, ratrapons des gars qui sautent direct, mais rien à faire, cette carne est toujours là, et nous arrivons à la boule tous les deux. Cette fais c'en est fait, je sais que la pizza va m'échapper. Horreur et damnation ! Nous croisons la Dure et Fab Blondeau qui ont bravé les éléments pour venir encourager. et c'est le moment de descendre. Les conditions sont effectivement anapurnesques, un vent à décorner un buffle accompagne la pluie, ce qui a pour conséquence de faire s'envoler ma casquette de runner ! Je la retrouve une dizaine de mètre plus loin, ouf. Pendant ce temps, Juju s'est échappé. Je suis sûr que sans cet incident, je l'aurais atomisé :) durant la descente, je slalome entre des concurrents du 18kms, notre prestation est digne d'un duel entre parisiens et bretons sur une piste de ski alpin tellement ça va vite...mais bon, au moins je double plein de gars ! arrivé en bas, je me retourne et vois le groupe que nous avions posé dans la montée qui se retrouve à mon c***, fatch ! je me fait la peau sur la portion de bitume pour ne pas qu'ils me reprennent et arrive à creuser l'écart.

je rejoins ensuite le dernier ravito de la Valserine, bois un coup et repart. il reste quelques bonnes montées où je double pas mal de gens, mais malheureusement, ce sont des concurrents du 18km. l'un d'entre eux est malheureusement un runner fou, plus commando que jamais, qui mets des sacs, ralentit, remets des sacs sans aucune logique, ce qui a pour conséquence de me déboîter les cuisses ! je vous avoue que les 5/6 derniers kilomètres, de la combe à la chèvre à Lamoura sont particulièrement longs, vivement que ça se termine, mes fessiers commencent à se contracter ! Je me fait rattraper par un concurrent du 36, tout de verts vêtu tel la grenouille (il avait probablement pris soin d'adapter sa tenue au temps), puis par un gars du team Salomon affûté comme le diable, double un gars complétement en chabbert et l'arrivée se profile. Je pense la rejoindre tranquillement, mais je me retourne et voit un commando fou  surgir et taper le sprint (super après 36kms et pour la 20ème place). Bien que ne comprenant pas trop l'intérêt, j'accélère afin qu'il ne me ratrappe pas !

Ouf c'est fini !

Juju termine 15ème, moi 16ème à une seconde de lui. en fait, les classements ont étés modifiés car pas mal de coureurs ont (involontairement coupé au balancier. Ceci dit, on était ensemble avec Juju et on a coupé ni l'un ni l'autre. Je me situe donc en vrai à peu près 20ème à 3/4 minutes de Juju. Le Sioux termine 79ème.

A noter la victoire de Coco sur le 18ms (feignasse), mais elle vous racontera

Résultats complets ici : http://www.transjutrail.com/historique/2012/resultats-2012/36km-hommes-1-147.htm

En tout cas, c'est une course bien sympa, merci aux bénévoles et a public venu encourager en bravant les éléments. Merci à Yannick de Risoux Sport pur les ravitos, et à mes Speedcross et mes bâtons :)

A bientôt pour de nouvelles et folles aventures, les 18kms du tour du lac d'aiguebelette dans deux semaines (faut que je cours 1 ou 2 fois sur route d'ici là quand même...)
Le 04 Juin 2012 à 10:05Vande

Commentaires

Le 04 Juin 2012 à 20:52
lulu
bravo pella, t'as tout le potentiel pour faire de l'ombre à gérard Foltz ou autre lionel Machmalot.Un récit comme si on y était au point de m'imager ta chute avec saut de cabri!!!
Le 04 Juin 2012 à 21:09
olir
Ce dimanche, il fallait choisir sa course de taré...avec pluie, ou sans! Bravo les vedettes du baton téléscopique (ou pas). Quand à ta copine, tu lui diras qu'elle a bien raison de t'empecher de pourrir ton beau matériel dans la pluie hautjurassienne. Et qu'elle continue à te visser comme ça, ça te réussit !

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